
Leurs fans ont à peine le temps de se plaindre de leur absence que les revoilà, les frères Coen sont de retour ! Ceci dit, avec à peu près un film par an, on a pas le temps de s’ennuyer que ça recommence déjà. En fait chez moi l’ennuie vient plutôt quand le film est à l’affiche…
Après Burn After Reading, que j’avais trouvé plutôt sympatoche même si très loin d’arriver au niveau d’un Ritchie bien qu’il y ressemble assez, la fratrie revient avec une comédie dramatique ( pour changer ! ), à moitié autobiographique et qui a l’air de se vouloir un rien philosophique.
On est en 1967, Larry Gopnik est professeur de physique et essaie de trouver une raison à tout ce qui est en train de lui tomber dessus. Sa femme lui annonce qu’elle veut divorcer pour se remarier avec un ami à eux : Sy Ableman, Arthur son frère squatte sa salle de bain et son canapé pendant qu’il écrit un étrange livre, Sarah sa fille lui vole de l’argent dans le but de se faire refaire le nez et Danny son fils semble avoir des problèmes de discipline à l’école hébraïque. Il y a aussi les lettres anonymes pour saboter sa titularisation que son université reçoit et l’étudiant coréen qui lui fait du chantage pour obtenir son diplôme. Larry va essayer d’aller chercher unpeu d’aide auprès de trois rabbins.
Nous voilà donc à suivre quelques jours de la vie de ce Larry et, alors que tout un tas de choses se passent, c’est d’un ennuie très ennuyeux…
Oui parce que niveau scénario on peut pas reprocher un quelconque manque de créativité ! C’est le bon point du film. Mais toutes ses idées sont tellement mal utilisées.
La caméra passe du père au fils sans raison apparente, je trouve ça étrange. On suit Larry puis ça passe à Danny et repasse à Larry… c’est assez incohérent à mon avis. Ce n’est pas une mauvaise idée par ailleurs, mais il faudrait quand même le faire de façon plus habile.
Les personnages sont sympa, c’est vrai. Mais ils sont très très peu exploités. Surtout pour le frère dingue joué par Richard Kind que j’aime beaucoup ( je le connais pour ses rôles dans Spin City, Mon Oncle Charlie et Scrubs ). Je pense que le film aurait gagné à plus les développer.
Scénario tartiné de mini-gag qui ont surtout fait rire mon ( insupportable ) voisin de droite mais qui ne m’ont arraché qu’un demi sourire ( en tout, dans tout le film… ). C’est un peu gros quand même, ils jouent essentiellement sur les jeux de regards et sur la façon de s’exprimer de leurs personnages. J’adhère pas vraiment. Je ne vois pas pourquoi tout le monde qualifie ça “ d’humour noir ”, aucun sujet important n’est abordé dans ce film, si ce n’est la religion juive et j’ai pas vu de blague spéciale dessus. Pourtant les blagues qui craignent moi j’aime bien mais là, pas la queue d’une.
En plus, je suis pas fan de leur mise en scène; pas du tout ! Elle rend le film lointain je trouve parce qu’elle est statique et elle même lointaine, froide, ça crée un genre de faussé entre nous et les personnages. Un peu comme sur l’affiche en fait. Il n’y a que la scène de la Bar Mitsva qui dénote un peu, j’ai bien aimé. Mais une scène sur tout un film, c’est léger… Pourtant la bande annonce annonçait autre chose, elle m’avait beaucoup plu. C’était rythmé et assez amusant finalement. Presque à l’opposé du film en fait !
Par contre la fin est vraiment bien ! Mais j’ai l’impression qu’il n’y a que moi qui l’ai aimée… Ceci dit, c’est pareil : elle remet cette distance entre les spectateurs et le film.
Donc un film qui confirme les sentiments que j’avais déjà à l’égard des frères Coen : bof bof…






















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