Je continue sur ma lancée de “ la quinzaine des réalisateurs ” : après les Beaux Gosses, Amerrika. Un film qui raconte l’arrivée et l’adaptation d’une famille israélienne en Amérique du nord.
Beaucoup moins drôle et tout fou que nos Beaux Gosses donc. Et même un peu moins bien.
Avec un casting qui vient des quatre coins du monde ( dixit le nouveau présentateur d’avant-première de l’UGC ), ce film veut nous montrer une nouvelle facette de l’univers cinématographique arabe : les sentiments. On a l’habitude de voir des thrillers politiques dans ce domaine et c’est pour ça que Cherien Debis a voulu développer ce côté sentiments entre spectateurs et personnages.
Pour ma part, je suis restée dans le fossé… J’ai trouvé les personnages et le scripte trop lisses, trop convenus et sans aucune surprise. Ce n’est finalement qu’une histoire de gens qui ont des problèmes comme plus ou moins tout le monde, mais qui s’en sortent quand même. Et du coup je ne vois pas vraiment l’intérêt du film qui, au passage, en devient banalement affligeant…
La réalisation me donne l’impression d’osciller entre deux genres : le documentaire qui voudrait nous faire ressentir plus d’empathie pour ces personnages, mais à ce moment là il aurait fallu plus nous immerger dans les rouages de l’immigration américaine et les choses qui se passent aux contrôles, au mur ; et le film faussement amateur et là, il aurait fallu tout filmer caméra à l’épaule, genre “film de famille” alors que ce n’est le cas que dans quelques scènes seulement.
A se balader comme ça, on fini par décrocher totalement. Voire, à ne même pas rentrer dedans…
Bien que les acteurs ne soient pas mauvais, ils ne parviennent pas à insuffler le petit ‘truc’ à leurs personnages mais je leur laisse le bénéfice du doute et met ça sur le compte du script.
Alors finalement: problèmes survolés, caractères des personnages pas assez exploités, ce “ coup de coeur “ du festival de Cannes est bien décevant mais est si surprenant ?






















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