Je rattrape petit à petit mon retard au niveau sorties ciné et donc, une semaine après sa sortie officielle, j’ai enfin trouvé 1H43 pour aller voir Black Swan, le petit dernier du grand Aronofsky.
J’avoue que je n’étais pas très emballée par ce film. Je suis une très fidèle supportrice d’Aronofsky, que ce soit clair, je pourrais même monter une équipe de pompom girl pour l’encourager, mais là, j’avais un vilain apriori sur le fameux Black Swan dont tout le monde parle. Et c’est justement ça qui me dérange : que tout le monde en parle. Mon UGC a organisé ( au moins ) deux avant-premières, il y a des affiches sur les bus, sur les panneaux de pub, aux arrêts de tram… En plus l’affiche choisie pour l’exploitation française est pas terrible. Et puis je déteste cette manie d’en faire des caisses en remplissant l’affiche avec toutes les récompenses obtenues ou toutes les nominations du film… ça fait racoleur.
D’autant que la plupart du temps, grosse pub = gros budget et du coup moins de liberté pour le réalisateur parce qu’il est pas question de jouer avec les dollars des producteurs en faisait un film trop farfelu qui risque de ne pas toucher assez de monde. Et tout ça fait qu’on ne retrouve pas ce qui nous plaisait chez le réalisateur en question. J’ai des exemples très concrets pour étayer ma thèse : Dany Boyle avec son Slumdog-n’importe-quoi. J’espère fort retrouver le vrai Boyle dans 127 Heures qui sort le 23 février en salle. Fincher avec son Benjamin Buton façon Tim Burton. Et justement Tim Burton et son Alice bien pensant à la sauce Disney…. Et j’en passe parce qu’il y en a la tonne ( environ ) !
Moi, ce que j’aime, c’est les sorties discrètes qui surprennent et qui ne me font pas regretter mes 35€/mois d’abonnement à mon ciné. Comme The Wrestler, Mr Nobody…
Donc me voilà devant Black Swan dans la plus grande salle de mon ciné avec un bon 3/4 des sièges occupés ( c’est plutôt rare pour un Jeudi soir ) et moi qui me répète “ Donnez moi un A ! Donnez moi un R, un O, N, O, F, S, K, Y !!! ARONOFSKY HOUUUUU !!! » et en m’imaginant en train de secouer mes pompons en mini jupette pour ne pas perdre la foi en l’un de mes derniers héros.
Black Swan commence, je me détends, je me dis “open your mind” et j’essaie de me laisser emporter par le film.
Black Swan se termine, je cherche mes chaussures ( je les enlève toujours, c’est une tradition ), je me dis “moui, pourquoi pas…” et je sors en essayant d’écouter ce que les gens disent sur le film.
Au final, ce qu’il en ressort penche du côté du verre à moitié plein. Mais à moitié seulement. Mais d’un autre côté je me demande si c’est pas ma passion pour Aronofsky qui me fait être aussi complaisante envers ce film.
D’abord le casting. Je n’aime vraiment pas Vincent Cassel, je le trouve effrayant. Et pour Sheitan c’était génial ! Mais pas pour un prof de danse français qui séduit toutes ses premières danseuses… Et puis d’une façon général je n’aime pas sa façon de jouer. Autant par moment il va être pile dans le rôle autant parfois il joue tellement faux qu’on se croirait quasiment dans un mauvais feuilleton français. Quant à Nathalie Portman, c’est pas mon actrice préférée. Elle semble un peu trop lisse pour joue les psychotique névrosée mais objectivement elle s’en sort plutôt bien. Mais j’aurai aimé qu’il prenne des acteurs moins connus, avec moins de bagages derrière eux et qu’on assimile pas à des rôles passés.
Par contre bravo à Barbara Hershey qui fait vraiment peur dans le rôle de la mère surprotectrice ! Du coup j’ai carrément hâte de la voir dans Insidious de James Wan qui, même s’il subira des tortures horribles en enfer pour continuer la production de la franchise Saw, pourra prétendre à une bonne place aux côté du diable pour avoir créé, réalisé et scénarisé le premier Saw ( je peux pas dire du mal du Saw original même si les 6 suivant sentent extrêmement mauvais ) ainsi que Death Sentence.
Parlons de Darren…
Je dirais que son film sent un peu le réchauffé. Mais d’un autre côté il y a certains plats qui sont meilleurs réchauffés… En fait, ce film me fait douter. Je sais pas s’il ne m’a pas entièrement convaincue à cause de tout ce remue ménage autour ou si c’est parce qu’il n’est pas réussi…
Quoiqu’il en soit, la réalisation est un peu trop conventionnelle. Ok on a pas mal de caméra à l’épaule, d’effets un peu foufous genre stroboscopes ou mouvements très rapides de déplacements de caméra mais c’est Darren quand même ! On s’attend pas à moins et d’ailleurs on est en droit de s’attendre à plus ! Le sujet est génial pour un réalisateur, il y a des dizaines de façons de l’exploiter et d’en sortir un film énorme. Surtout quand on s’appelle Aronofsky ! Mais voilà, je le trouve légèrement dosé en risques et en ce qui fait mon Darren. Pour toucher le plus grand nombre de spectateurs il faut pas trop les bousculer et les sortir tout doucement des réalisations plus “traditionnelles” alors forcément c’est soft et on est très loin d’un Requiem For A Dream. J’aime les accumulations d’effets. J’aime Mr Nobody c’est pour vous dire !
Evidemment on retrouve Clint Mansell aux platines et pour ça je ne vais pas me plaindre ! On change pas une équipe qui gagne, surtout celle-ci !
Je pense que pour les non fans, c’est un bon film pour approcher Aronofsky. Il est vrai que se plonger directement dans Pi peut être un peu rude pour le novice plutôt habitué aux films entourés de beaucoup de promo ! Mais pour celles et ceux qui ont attendu 3 ans la nouvelle réalisation de M. Aronofsky, il y a de quoi rester sur sa faim…







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Ta critique est souvent très drôle… j’en ris encore!!!
Pas toujours d’accord avec toi, mais chapeau-bas pour tes connaissances cinéphiles.
Bravo, continue.
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