Cellule 211

10 août 2010 Aucun commentaire
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À éviter...BofPas malBienGrand FilmChef-d\'oeuvre(5)

cellule-211Après le super Dog Pound qui m’avait réconcilié avec mon fauteuil de cinéma dans une période plus vide de bons films tu décèdes, c’est avec joie que dès le mercredi de sa sortie me voilà devant Cellule 211.
N’en ayant pour ainsi dire pas du tout entendu parler, je découvre avec plaisir que c’est un film espagnol. Le troisième du réalisateur Daniel Monzon et le seul qui semble s’être fait remarquer. Je dis “ avec plaisir ” parce que souvent lorsque je tombe sur un film espagnol, c’est une bonne surprise.

Juan, le personnage central, est le nouveau gardien d’une prison de haute sécurité et, pour faire bonne impression, il décide de venir un jour avant sa date d’embauche légale histoire de se familiariser un peu avec les lieux et ses collègues. Et c’est justement ce jour là que choisissent les détenus pour se mutiner. Bloqué parmi eux, Juan profite de son statut d’inconnu pour se faire passer pour un nouveau prisonnier et se fait poteau avec les chefs des méchants.
Un scénario certes simple mais très efficace et plutôt bien utilisé. Pas de suspense qui sert à rien ou de retournement prévisible. Juste une histoire correctement développée et un rien réfléchi. Et d’ailleurs, sans en dire trop pour ne pas vous gâcher le film, je tiens à dire que pour une fois la fin de l’histoire ne m’a pas déçue et que j’apprécie.

Niveau jeu d’acteur, c’est une vraie révélation pour Alberto Amman qui signe ici son premier contrat en temps qu’acteur ! Et il touche la perfection ! Son jeu est naturel, rien de forcé ou de surfait alors qu’il aurait largement pu glisser dans ce genre de piège puisqu’il interprète un menteur et un pseudo psychopathe. On le voit nettement s’abandonner à la presque folie, on voit qu’il perd pied de plus en plus et c’est ça qui fait de son interprétation une réussite.
Ajoutez à ça Luis Tosar : le chef des méchants, et vous avez un duo parfait pour conduire votre interprétation.

Mais c’est du côté de la réalisation que le film pèche. On sent bien que certaines scènes auraient pu avoir plus d’ampleur, de profondeur et d’esthétisme étant donné qu’on joue avec trois point de vues : la caméra interne à la prison, les caméras de surveillance dispersées un peu partout et, de temps en temps, une caméra subjective qui se met à la place de Juan. C’est surtout cet dernière façon de traiter l’image qui est, on peut le dire, ratée. Avec un univers en huit clos telle qu’une prison, on était en droit d’attendre une mise en scène et une réalisation plus étudiées.

Mais malgré ce dernier point négatif le film reste tout à fait honorable et se regarde avec plaisir : on ne tombe pas dans le message social ou la psychologie à deux sous et on reste avec une bonne impression de travail achevé et assez bien achevé.


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