
Ces vieilles croyances que les machines prendront un jour le dessus sur l’homme et bien, mélangez les au désir de ne jamais mourir et à un peu de politique et vous arrivez à Clones. Une histoire qui se passe dans un Monde où chaque humain a un double de lui-même en robot et vie par son intermédiaire. Ainsi, plus de meurtre, plus d’accident et plus vraiment de problème. D’autant qu’on nous précise qu’il n’y a plus non plus de soucis d’argent, allez savoir comment…
Sauf que ( attention péripétie ), ce pays de Candy va être tout bouleversé par l’arrivée d’une nouvelle arme : elle neutralise le robot mais la nouveauté est dans le fait qu’elle tue également l’humain qui le commande. Trop dommage, tout le principe des ‘clones’ est alors en danger : il n’y a plus de sécurité et tout redevient finalement comme avant. C’est la que l’enquête commence : à qui profite le crime ?
Jonathan Mostow ( le réalisateur ), s’est peut être senti pousser des ails après avoir réalisé Terminator 3 : le Soulèvement des Machines mais n’ouvre pas une telle franchise qui veut…
La réalisation est fadasse, c’est comme si on regardait l’album photo d’une personne qu’on apprécie moyennement : on voit les photos mais on ne les regarde pas vraiment, on ne se sent pas concerné. Il n’y a aucune émotion de captée et je pense que le film aurait gagné à être filmé plus ‘machinalement’, rapport qu’on a à faire à des robots. Dans Ultimate Game par exemple dont le sujet était par beaucoup de points semblables, on avait une bonne réalisation, même quand on filmait les gens ‘reprogrammé’. Et en parlant de ce film, je vous le conseille 10 fois plus que Clones ! Là on a juste quelques gros plans sur les yeux des clones lorsqu’ils sont connectés à des humains mais c’est pas non plus transcendant, loin de là même…
Un choix de réalisation que je ne comprends pas : pourquoi il y a une si grande différence entre la beauté des ‘clones’ et la laideur des vrais gens. A chaque fois qu’on en voit un il est plein de tâches de vieillesse, de cicatrices et avec un certain embonpoint. Ok personne n’est parfait et tout un chacun adorerait à ressembler à quelqu’un entrant exactement dans les canons de beauté de son époque ( sisi, tout un chacun ) mais de là à dire que tout le monde est moche… Enfin je trouve ça un peu cliché.
Surment grâce à cette réalisation toute molle, on se retrouve avec des acteurs, qui certes ne jouent pas trop mal, mais qui n’arrivent pas à faire passer la moindre émotion ( je sais pas mais dans A.I. par exemple, Haley Joel Osment et Jude Law étaient à tomber ! ). En plus, dès qu’on passe au mode chair humaine le niveau a tendance à baisser. Bruce Willis était beaucoup plus convainquant avec ses cicatrices de Piège de Cristal à mon avis. Et c’est étrange parce que d’habitude je l’apprécie assez.
La seule chose qui ne soit pas à jeter est la scène finale : quand ils tombent tous ( ne criez pas au scandale, elle est dans la bande annonce alors je ne spoile même pas ). Celle là ok, elle est pas trop mal. Mais qu’est ce qu’elle est prévisible ! Pourtant moi je le trouvais bien ce monde sans violence rempli de clones. Un monde où on peut tout faire parce que c’est pas vraiment nous qui le faisons… Je ne vois pas le but atteint lorsque tous les clones tombent. Revenir à la vie d’avant pour vivre réellement ? Où est l’intérêt puisqu’on a déjà essayé des années et des années et que, visiblement, ça marchait pas tellement bien ?
Tout ça pour dire qu’un film sans implication du réalisateur, sans implication des acteurs et avec une fin sans logique n’est même pas bon à louer pour se donner une raison de squatter le canap un vendredi soir…





















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