Depuis quelques temps je bouffe de la comédie et, étrangement, je les trouve plutôt cool. Si je dis “étrangement” c’est parce que moi mon truc, d’habitude, se sont les films d’horreur mais comme mon UGC semble boycotter les pellicules au budget ketchup élevé, je suis bien obligée de me rabattre sur ce que je trouve…
Et j’ai trouvé l’avant-première du mardi : Les Lascars.
A l’origine, Les Lascars était une mini série télé du genre d’Un Gars, Une Fille ou Caméra Café mais en animation. Donc, en fait, plus du genre de Avez-vous Déjà Vu ? d’Alain Chabat. Elle était diffusée dans un format d’une minute et avait carrément bien marché puisqu’elle s’est exportée dans, tout de même, une vingtaine de pays ! Alors à quand la déprogrammation de Plus Belle la Vie pour les reprogrammation des Lascars ??
Parallèlement à ça, Les Lascars se sont aussi affichés sur papier glacé avec une sortie de bande dessinée.
Maintenant c’est au tour du grand écran d’être envahi.
L’action se situe à Condé-sur-Ginette où Tony Merguez et José Frelate se préparent pour partir à la pêche aux sirènes sur les chaudes plages de Port Rico. Mais un problème avec l’agence de voyage va les condamner à rester au pays.
Qu’à cela ne tienne, Merguez et José trouvent chacun un petit job d’été. Merguez se la joue Montana en essayant d’écouler un peu de ‘produit bio’ et José devient le gardien d’une maison bourgeoise. C‘est là qu’interviennent les joyeuses péripéties : le revendeur psychopathe, la petite amie nympho, des réalisateurs très amateurs, un sauna norvégien…
Ce film est remarquable tant sur le plan technique que sur le plan artistique.
Les deux réalisateurs Albert Pereira Lazaro et Emmanuel Klotz sortent des Gobelins ( promotion 1997 ) et signent avec Les Lascars leur premier long métrage. Mais ils avaient déjà participés à de nombreux projets avant celui là. Le premier s’est spécialisé dans la réalisation de séries d’animation et le second est assistant réalisateur sur des séries télé.
Ils commencent donc très fort avec ce film !
Ce qui change d’avec la mini série c’est le traitement de l’histoire. Alors qu’avant ça se jouait surtout sur des situations particulières ( bataille de regards dans le métro, la loose dans une boîte de nuit… ), dans le film on s’attarde plus sur les personnages et leurs caractères. Mais c’est logique parce que si un format d’une minute permet de faire des gags rapides sur des situations cocasses, celui d’une heure trente a du mal dans le sens où il faut que les gags s’accordent entres eux. Il faut des choses sur du long terme donc il faut s’attarder sur la personnalité des personnages. Et c’est fait à merveille ici !
Le film s’est offert un casting doublage plutôt lourd ( certains avaient déjà participé aux épisodes de la série ) et par la même, très efficace : Omar et Fred, Diam’s, Diane Kruger, Frédérique Bel (…) mais surtout Vincent Cassel que d’habitude, en tant qu’acteur, je n’aime pas particulièrement mais qui là assure vraiment.
Au niveau de l’univers les fans ne seront pas dépaysés puisqu’on retrouve les personnages de la série mais aussi les décors et le côté artistique. C’est un mélange de dessins, de tags, de photos qui donne un truc propre aux Lascars et que personnellement j’aime beaucoup. Mais c’est quand même un peu spécial donc je conçois que ça ne puisse pas plaire à tout le monde.
Idem pour les dialogues : c’est dans l’ambiance de la série et, à mon avis, tous les publics ne réagiront pas de la même façon. C’est pas super compréhensible parfois et certains auront probablement besoin de sous-titres !
Donc en gros : les fans seront plus que comblés et les autres découvriront une film d’animation très sympa, très drôle et très bien fait !






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