En plus d’être tombé dans le trou sans fond de la mièvrerie, et, d’aucune diront, de la mollitude, avec Benjamin Button, Fincher devient prétentieux. Ho que c’est vilain !
Il décide d’adapter le bouquin de Stieg Larson à peine trois ans après la sortie de la même adaptation par Niels Arden.
Je trouve ça un poil osé de se permettre ce genre de choses ! Ceci dit, puisque le mal est là, autant en parler.
Pour le pitch, si jamais vous avez échappé à l’avalanche Millénium, c’est pas très compliqué : Mikael Blomkvist, journaliste au Millénium, se voit condamné pour diffamation et décide de se mettre au vert pour résoudre une vieille affaire de meurtre. Pour l’aider, il choisit Lisbeth, une fille plutôt dérangée mais très efficace sur internet.
Autant le dire tout de suite, ce remake ne présente aucun intérêt de plus que la première adaptation par Arden si ce n’est une fin un peu plus développée. Et encore, moi je préférais la fin d’Arden parce que ça laissait imaginer tout pleins de choses ( je peux imaginer, je n’ai pas lu les bouquins ).
On reconnaît quand même que c’est un Fincher. Enfin, un Fincher ressent, c’est à dire que c’est beaucoup moins bien qu’un Fincher ancien mais que, pour quelqu’un qui ne le connait ni d’Eve ni de qui vous voulez, ça peut passer pour un bon film.
Mais on me la fait pas à moi !
Bon d’accord la photographie est bien : Fincher peut donc remercier son directeur de la photographie Jeff Cronenweth. Mais, au bout d’un moment, quel talent spécial faut-il pour s’entourer de personnes douées ? Surtout quand le sus-nommé a fait ses preuves sur Fight Club ?? Et bien la réponse est : aucun talent, seulement de l’influence.
Nous ce qu’on veut c’est une réalisation qui envoie mais force est de constater que ça patauge dans le riz. Fincher est en manque évident d’inspiration : allo ! il fait le remake d’un film sorti il y a tout juste 3 ans !!
Sauf pour le générique, il faut le concéder. Mais Fincher a toujours fait des génériques un peu chiadés.
Et comme quoi Fincher connaît définitivement bien les bonnes adresses : il a remis ça avec Trent Reznor ( Amen ) qu’il a collé aux platines ( tout comme dans The Social Network d’ailleurs ). Du coup, si le film n’est pas vraiment “charismatique” visuellement, il l’est auditivement.
Niveau acteur, Fincher est aussi écolo : il fait du recyclage avec Rooney Mara ou Lisbeth qui était déjà présente sur The Social Network.
Bon il a aussi investi dans Christopher Plummer que j’aime beaucoup et qui n’est pas moins que Monsieur Van Helsing dans Dracula 2001 et Monsieur Aristote dans Alexandre d’Oliver Stone. Investi aussi dans Joely Richardson que j’adore même si on ne la voit pas beaucoup.
En ce qui concerne Daniel Graig, autant je ne l’aime pas, autant là il mérite pas la pendaison. C’est correct.
Au final, un film qui fait doublon, ni plus, ni moins.
















Laissez un commentaire !