Malgré mes demandes incessantes pour qu’on m’accompagne voir le dernier film de Park Chan-wook, malgré le message même pas subliminal de mon dernier article afin de trouver quelqu’un qui se sacrifie pour venir avec moi, et bien j’ai dû prendre mon courage à trois mains et m’accompagner toute seule dans la grande salle noire et dépeuplée de mon cinéma pour avoir peur toute seule devant un film d’horreur.
Quel gâchis de laisser une si charmante personne ( = moi ) toute seule me direz-vous, et je vous répondrais que oui ; mais qu’en même temps je n’aurai voulu imposer ce film à personne.
Parce que oui, j’ai été déçue. J’en ai marre qu’on me fasse miroiter des films d’horreur pour finalement me servir des Blood, The Last Vampire, des Destination Finale 4 ou des Thirst. Il faut que ça cesse ! Zut à la fin.
L’affiche était prometteuse : une confrontation entre l’homme chaste et la femme tentatrice et par la même, étranglatrice ( femme dont, d’ailleurs, les seins de sont pas soumis à l’apesanteur. Ce qui est un avantage pour tout ce qui est tombant dans les vieux jours mais qui s’avère plutôt curieux sur une affiche de film… ) mais il s’avère que la réalisation et le scénario ne tiennent pas toutes leurs promesses.
Scénario plutôt vide d’ailleurs : un prêtre va donner de sa personne dans un laboratoire afin d’aider des chercheurs à trouver un vaccin contre une maladie qui donne des boutons. Mais pas genre ceux de la pré adolescence hein, plutôt ceux de la peste bubonique.
Sur le point de trépasser les docteurs lui font une transfusion qui va le faire devenir vampire. Trop dommage mais en même temps, sans ça on aurai encore moins de scénario… S’en suit la tentation et surtout la succombation ! Mais la femme est mauvaise donc s’en suit également les problèmes…
Ce scénario plutôt désespérément vide au niveau péripéties, s’accompagne d’une réalisation plutôt lente au niveau de euh… la réalisation ? Parce que mise à part les scènes de meurtres un chouia violents on peut pas dire que ça soit trépident. Même les scènes de sexe deviennent ennuyeuses par leur longueur. Au fait, c’est une coutume très répandue en Corée de se lécher les aisselles ? Parce que ça c’est carrément flippant par contre !
Les acteurs sont biens par contre. Très biens même. Song Kang-Ho qui joue le prêtre est convaincant, je l’avais déjà vu dans Sympathy for Mr. Vengeance et The Host et je l’avais déjà bien aimé. Pour ce qui est de Kim Ok-vin, l’actrice féminine, je ne la connaissais pas et selon de sources sûres ( allocine ) elle signe ici son premier rôle. Et je l’ai trouvée très douée dans certains passages. Par exemple la scène où leurs amis comprennent ce qui s’est passé, pendant la partie de jeu je l’ai trouvée superbe. Je pense que c’est le meilleur passage du film.
La fin est pas mal aussi. Enfin elle est pas toute neuneu en tout cas.
Je sais que ce film à eu le prix du Jury à Cannes mais j’aime être pas d’accord ! Et comme je ne m’attendais pas du tout à un film psychologique et plein de significations cachées, ben je suis déçue.
Donc si vous y allez ne vous attendez pas à un film trop trépident, qui fait sursauter de peur et qui tient en haleine. C’est juste un film lent, bourré de sous-entendus bibliques et qui se veut artistique.






















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